Cas du mois - juin 2020

Infection par E. coli sur une exploitation d’engraissement de poulets après l’installation

Durant les deux jours après l’installation, les poussins sont actifs et consomment bien l’aliment. Les problèmes surviennent la plupart du temps à partir du troisième jour. Du troisième au quatrième jour, un nombre croissant de poussins commencent de boiter d’une patte et une partie d’entre eux meurent en l’espace d’un jour. Le taux de perte se monte à 3 % de l’effectif. Les analyses effectuées en laboratoire mettent en évidence une valeur fortement accrue pour les colibacilles (E. coli). A l’origine, il pourrait y avoir un problème d’hygiène dans le couvoir.

Suivant les symptômes observés au cours des dernières séries, les poussins affectés se tiennent en marge du troupeau et forment un groupe à part. Ils sont nettement moins actifs et leur consommation d’aliment et d’eau est réduite, voire inexistante. Ils se couchent sur le sol en béton nu (chauffage au sol) et recherchent des endroits sombres en dessous des coupelles à aliment. Ils se couchent sur le ventre et ont de la peine à se lever, ou alors ils ont une démarche bancale. Ils souffrent rapidement d’un retard de croissance. La température des animaux fortement atteints augmente très vite et ils sont apathiques. Ils se déshydratent rapidement et meurent en l’espace d’un jour. La couleur des fèces varie de blanchâtre à caramel et elles sont visqueuses.

Recommandation: administrer Aconitum à la réception des poussins, avant de les installer.

Le deuxième jour, donner Phosphore via les abreuvoirs.

 

2e appel après l’installation suivante:

Les nouveaux poussins ont été installés il y a trois jours et ils ont été traités selon les recommandations ci-dessus. Ils sont actifs et mangent bien. Aujourd’hui, certains d’entre eux commencent à boiter. Ils ont l’air d’aller bien mais ils peinent à se lever. Ils restent couchés dans le troupeau. Le jabot est plein. Jusqu’à ce jour, mortalité très faible.

Nouvelle recommandation: Belladonna pour tous les animaux dans l’eau, vaporiser les animaux atteint avec Bryonia. Faire le point sur la situation le lendemain.

 

3e appel le lendemain:

Les poussins atteints boitent un peu moins. Ils se couchent sur le ventre, le jabot gisant sur le sol et tendu en avant. Cette situation est typique pour la prescription d’arnica. Le vétérinaire a en outre confirmé que le couvoir avait été contaminé par des colibacilles et des entérocoques.

Nouvelle recommandation: Arnica. Si de nouveaux poussins continuent à être touchés, traiter tout le troupeau via l’eau des abreuvoirs, sinon ne vaporiser le remède que sur les animaux atteints.

 

Feedback deux jours plus tard:

Tout va bien. A présent, le troupeau est stable, seuls quelques animaux boitent encore.

 

Remarques concernant le cas:

En résumé, l’objectif est atteint. Il n’a fallu recourir à aucun antibiotique et la mortalité à pu être réduite de moitié, à 1.5 %.

On peut également recourir à l’homéopathie en aviculture. Elle est appropriée en tant que méthode de médecine complémentaire pour la prophylaxie et la thérapie dans tous les domaines (engraissement, élevage, production d’oeufs, animaux d’agrément). Contrairement aux autres espèces animales, chez les volailles, on ne traite généralement pas les individus mais l’ensemble du troupeau. Les remèdes sont faciles à administrer à travers l’eau des abreuvoirs.

 

 
 
 

Annonce - juillet 2020

La vache laitière Geya a un grave problème après un examen rectal.


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